Là où les routes se croisent explore la route comme un territoire de passage, où les frontières entre les lieux, les souvenirs et les êtres deviennent perméables. La route y est à la fois paysage, mémoire et mouvement; un espace où les trajectoires se rencontrent, se transforment et se poursuivent.
Entre réalité et imaginaire, les paysages se superposent jusqu’à ne former qu’un seul territoire. Les distances se contractent, les saisons se confondent, les repères se déplacent. Ici, Haïti, Montréal, New York et d’autres lieux ne sont plus séparés par la géographie, mais réunis par l’expérience vécue, la mémoire et l’imagination. Les œuvres invitent à habiter cet entre-deux, cet espace où l’on porte plusieurs lieux en soi sans appartenir entièrement à un seul. Les routes deviennent alors les traces visibles des déplacements, mais aussi des liens invisibles qui unissent les histoires, les générations et les cultures. Elles évoquent autant les départs que les retours, les ruptures que les rencontres, les pertes que les possibilités. Sans chercher à offrir un récit unique de la migration ou de l’appartenance, Là où les routes se croisent propose un espace de contemplation où chacun est invité à reconnaître ses propres chemins. L’exposition devient ainsi un lieu de convergence, où le passé et le présent dialoguent, où les paysages se répondent, et où l’identité se révèle comme quelque chose de vivant, en constante transformation.
Réunissant peintures, dessins, sculptures, œuvres sonores et installations créés entre 2015 et 2026, l’exposition trace des liens entre Haïti, Montréal, New York et des paysages imaginés qui continuent d’exister dans l’artiste.
